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Le virus

Le VIH, virus du Sida, est un rétrovirus; il a besoin d'intégrer l'organisme humain pour pouvoir se reproduire.

Il a la particularité de s'attaquer aux lymphocytes T4 (catégorie de globules blancs) qui coordonnent nos défenses immunitaires.

De cette façon, le virus du Sida paralyse et détruit progressivement le système immunitaire (de dfense) et l'empêche d'assurer sa mission de protection de l'organisme contre les bactéries, virus et microbes environnants.

Lorsqu'une personne a été contaminée par le virus, on dit qu'elle est séropositive. ( ou positive au test)

Actuellement, une fois qu'on est séropositif, on le reste à vie.

En 2014, il n'est pas possible de gurir du sida, mais on soigne la personne sropositive.

L'infection se passe souvent inaperue pour beaucoup de personnes (tat fivreux passags).

Deux trois semaines aprs l'infection, la personne est ce moment la plus contaminante. Les virus se multiplient dans un organisme sans dfense organise.

Les semaines suivantes, les symptmes d'tat fivreux disparaissent et la personne ne ressent rien de particulier.

Pendant un laps de temps variable (de quelques mois à plus de 10 ans), en fonction de la rsistance de l'individu, l'organisme parvient à contrôler relativement bien la multiplication du virus et à compenser la destruction des lymphocytes T4 en en fabriquant de nouveaux.

Mais sans mdicament, le système immunitaire, petit petit, s'affaiblit (< 200 T4/ml), puis surviennent des infections et maladies que l'on nomme "opportunistes", c'est à dire qu'elles profitent de l'affaiblissement des défenses de l'organisme pour se déclarer.

La personne entre alors en stade Sida et une infection peut l'emporter.

Les médicaments anti-rétroviraux (trithrapie) permettent actuellement de ralentir fortement la multiplication du virus et donc de préserver le plus longtemps possible le système immunitaire en bon état afin de retarder l'entrée en stade Sida. Ils ne permettent pas la guérison.

Par l'action des mdicaments, on peut devenir indtectable aux tests, mais on reste toujours porteur du virus. Lorsque l'on est indtectable on ne contammine pratiquement plus, le risque devient vraiment trs faible mais pas nul.

Dans la pratique, le VIH (virus du Sida) ne peut se transmettre que par trois voies :

- 1. Lors de rapports sexuels non protégés :

    - par pénétration vaginale ou anale, risque maximum.
    - par fellation, risque moyen plus lev.
    - par cunnilingus, risque faible quasi nul.

- 2. Par contact sanguin :

    - entre la femme séropositive et l'enfant qu'elle porte ( l'accouchement ou l'allaitement).
    - entre usagers de drogues injectables qui utilisent la même seringue.
    - entre usagers de drogues qui utilisent la même paille (snifer la cocane).
   - au travers d'un contact entre deux plaies saignantes et qu'une des deux personnes est séropositive.
   - par transfusion sanguine. (cette dernière possibilité est devenue très quasi nulle en Belgique car il y a dépistage systématique des donneurs de sang, par contre dans d'autres contres le risque rel existe).
    - par don d'organe.

- 3. Par l'allaitement maternel :

    - Transmission de la mère à l'enfant. Il faut que les mres s'assurent l'tat de leurs seins et surtout de leurs mamelons (craquels, mastite ...). Elles doivent soigner les crevasses, inflammations et autres lsions et vrifier, avant de donner le sein, que les muqueuses buccales (lvres) de leur bb soient intactes aussi sans lsions, sans gerures ou blessures (causes gnralement par le muguet buccal).
    - Le virus du Sida se retrouve aussi dans le lait maternel.

Peut-on ragir, une fois infect ? :

Oui, le plus rapidement possible dans les 48h on peut donner un traitement. Si l'on se rend dans un Centre de rfrence aux urgences (traitement est gratuit). C'est le traitement Post-exposition (28 jours de thrapie). Le rsultat n'est garanti qu' 80%.

Ce qui est sans risque et conseils :

Le virus ne se transmet pas par la salive, ni par les larmes, ni par la sueur.

Les baisers, caresses et masturbation sont sans risque.

On ne partage pas sa brosse dent ni son rasoir.

On ne partage pas son gode (jouet sexuel) pendant les rapports sexuels.

Du sperme contamin sur une peau saine sans blessure n'est pas dangereux, par contre une projection de ce sperme dans l'oeil ou sur une muqueuse fragile l'est.

Il faut demander des précautions d'hygiène élémentaires (matériel stérile à usage unique ou désinfecté à chaque utilisation) dans les cas d'usage d'outils servant à percer la peau (tatouage/piercing, perçage des oreilles, acupuncture, soins dentaires).

Ces précautions sont valables pour éviter la transmission du sida mais aussi des hépatites ou autres maladies.

Aucun geste de la vie quotidienne (utilisation des mêmes couverts, sanitaires, essuies, couverts, jouets, etc.) n'est contaminant.

Comment peut-on reconnaitre une personne sropositive ? :

Il est absolument impossible de reconnaitre une personne sropositive, seul un test mdical clarifie l'tat srologique de la personne.

Est-il possible d'avoir des enfants une fois contamin ? :

Oui, des techniques mdicales existent pour avoir des enfants non contamins mme si les parents le sont.

Existe-il un vaccin ? :

Non, des recherches sont toujours en cours, mais aucun vaccin n'a t valid jusqu' prsent.

Le virus plus en dtail :



Le virus :
Les rtrovirus appartiennent la famille des Retroviridae et infectent principalement les vertbrs. Linformation gntique est porte par un ARN simple brin au lieu dun ADN. Le terme rtrovirus provient du fait que le cycle de rplication impose un passage du gnome ARN sous une forme ADN. Ce passage seffectue par la transcriptase inverse. Cet ADN, est ensuite intgr dans le gnome de lhte pour servir de matrice la synthse de nouveaux ARN viraux. La particule virale est dun diamtre variant entre 80 et 130 nm (nano mtre ou 10-9 mtre) La structure du VIH-1, tablie par microscopie lectronique (Gelderblom et al. 1987) met en vidence une enveloppe lipidique entourant une capside icosadrique contenant un noyau interne dense : la nuclocapside. La bicouche lipidique externe contient les glycoprotines virales de surface SU(gp120) et transmembranaire TM(gp41). Gp 120 contient les dterminants viraux qui se lient aux rcepteurs de la cellule hte. Gp41 comprend un domaine terminal hydrophobe, qui est suppos initier la fusion membranaire entre le virus et la membrane cellulaire. La membrane interne, ou matrice, est compose de la protine de matrice MA (p17) et est associe lenveloppe. La capside est forme par deux protines issues du gne gag CA (p24), qui forme la capside elle-mme, et la NCp pour la nuclocapside. Le noyau nucloprotique comprend lARN gnomique. Le gnome rtroviral du VIH (Lentivirus) est encod par une molcule dARN simple brin.



L'entre du virus dans la cellule :
L'infection dbute par l'adhsion de la particule virale des rcepteurs membranaires de la cellule, les rcepteurs CD4. Ces rcepteurs sont des rcepteurs glycoprotiques extra-membranaires de la famille des immunoglobulines. Ceux-ci sont principalement exprims la surface des lymphocytes T4, des monocytes et des macrophages. L'adhsion du virus est assure par l'interaction entre la glycoprotine virale d'enveloppe, la gp120, et les rcepteurs CD4 de la cellule hte. D'autres co-rcepteurs comme le CCR5 qui interviennent aussi dans la reconnaissance du virus avec la cellule cible. Il s'en suit une fusion des membranes et pntration de la capside virale dans le cytoplasme de la cellule. Une fois la pntration faite, la transcription inverse de l'ARN gnomique s'engage. L'ARN simple brin dimrique est converti en ADN double brin. La transcriptase inverse ne possde pas dactivit correctrice. Il existe donc un taux particulirement lev de mutations au cours de la rtro transcription. Ce phnomne confre au virus une grande variabilit gntique ce qui lui permet dchapper aux diffrentes thrapies diriges contre lui. Encore maintenant, la transcriptase est une des cibles principales des agents thrapeutiques utilises contre le VIH. Une enzyme virale, l'intgrase, permet ensuite l'intgration de l'ADN proviral au gnome de la cellule infecte. Cet ADN proviral servira l'expression du gnome viral puis la traduction des nouvelles protines virales. L'assemblage du nouveau virus est ralis au niveau de la membrane plasmique et l'encapsidation de l'ARN se ralise avec certain nombre de protines ncessaires son dveloppement. Il y a bourgeonnement, puis maturation. Ce n'est qu'aprs cette tape dite de maturation que le virus rpliqu pourra infecter d'autres cellules. Le cycle d'infection peut ainsi continuer.
plus de dtails sur le virus, thse de Doctorat de Fabien KIEKEN 2004



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